London and language

🇬🇧 Those of you who have been following me for a while know I moved from France to London almost 2 years ago.

While I keep working on various projects in my native language, I also started producing things in English. The main reasons are :

  • being able to share with people around me (who don’t speak French)
  • being able to share with way more people, everywhere

I might start writing in English here as well. I hope that’s okay. I might write a thing or two in French every once in a while. Just a heads up 🙂

🇫🇷 Ceux d’entre vous qui me suivent depuis un moment savent que j’habite à Londres, depuis presque 2 ans.

Même si je continue différents projets dans ma langue maternelle, j’ai aussi commencé à produire des trucs en Anglais. Les principales raisons :

  • pouvoir partager avec les gens autour de moi (qui ne parlent pas Français)
  • pouvoir partager avec beaucoup plus de gens, partout

Je vais certainement commencer à écrire en Anglais ici également. J’espère que ça vous pose pas trop de soucis. Je risque d’écrire en Français aussi un coup de temps en temps. Juste histoire de prévenir 🙂

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We Don’t Need Roads

Hey !

J’ai sorti une prod audio en Décembre dernier ! Ça s’appelle We Don’t Need Roads et c’est une track Synthwave / Retrowave / Chillwave que j’ai réalisé pour l’épisode spécial Noël des Sondiers, la dernière de l’année.

En gros c’est de la musique retro genre années 80 avec du synthé (pensez à la musique de la série Stranger Things, ou des films de John Carpenter). Le titre est en référence à Retour vers le Futur, vous l’aurez peut-être deviné !

Deux moyens de l’écouter, sur Youtube ou sur Hearthis. Le GIF est d’Alice Des  (Merci encore !).

Je n’avais jamais produit dans ce style musical, et j’ai vraiment adoré. Beaucoup de choses nouvelles, inspirations, techniques de production. Si vous aimez ce style, je vous conseille les mixtapes d’Asthenic sur Youtube, qui sélectionne des tracks Synthwave et en fait des compilations. J’aime bien aussi l’album Velvet Ears : Synthetic de Samuel Alexander Worskett (aussi sur Youtube).

 

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La page blanche et le manque d’inspiration

L’autre soir, je me suis posé dans mon home-studio pour composer de la musique.

Comme souvent, je suis devant mon instrument – ici un Maschine Mikro – et je me dis : et maintenant ? Je fais quoi ?

Et ensuite je suis bloqué.

Home studio Asmoth - Maschine Mikro

Volez des idées

Je sais rarement à quoi va ressembler ma création à la fin. Et je passe beaucoup trop de temps à essayer de le décider. Sans succès.

Par contre, je sais à quoi je veux que ma musique ressemble.

A quels artistes. A quels titres. Même si je ne veux pas me l’avouer.

Dans ce cas là, je les réécoute. Je note des détails : une mélodie, une suite d’accords, la construction d’un morceau, un instrument. Puis je les “vole”. Je m’en inspire.

L’idée n’est pas de copier coller le travail de quelqu’un d’autre. Mais je pense qu’il est vain de rester devant une feuille blanche en attendant qu’une idée incroyable nous vienne, toute seule, pour commencer à créer. Tous les artistes s’inspirent de quelque chose. Que ce soit d’un trajet en métro, d’un paysage, d’un film, d’un livre, de l’art d’un autre.

On est tous influencés par quelqu’un. Je trouve extrêmement difficile émotionnellement, artistiquement, de prétendre que ça n’est pas vrai. Ça ouvre la porte à la culpabilité, la perte de confiance, et ensuite on ne se sent pas légitime.

A ce sujet je vous conseille à nouveau de lire le livre d’Austin Kleon : Steal like an Artist – 10 things nobody told you about being creative (disponible également en français). Il a vraiment été libérateur pour moi et nous rappelle qu’en fait : nous avons le droit de nous inspirer. Il faut juste ne pas le faire n’importe comment.

La feuille blanche

La prochaine fois que vous vous retrouvez devant une feuille blanche, réfléchissez à ce dont vous voulez vous inspirer. Prenez un moment pour reparcourir un livre que vous avez aimé, réécouter une chanson qui vous a marqué, revoir une vidéo ou un film important pour vous. Prenez des notes sur un carnet.

Quand je crée, j’essaie de me concentrer pour réaliser quelque chose que j’aimerais écouter, regarder, lire. Pas une oeuvre qui aurait du succès, qui serait parfaite, qu’il faudrait faire de telle ou telle façon.

Un artiste a besoin d’un  matériau de base pour créer. L’art de quelqu’un d’autre peut en faire partie.

Laissez-vous aller.

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Tu fais quoi dans la vie ?

Vendredi dernier, je suis allé boire une bière avec une amie qui est partie travailler au Chili et qu’on avait pas vu depuis plusieurs mois.

On échange des nouvelles, elle s’absente, puis une de ses copines que nous ne connaissons pas vient nous voir avec Justine et entame une conversation avec nous. On discute, puis elle me demande : “Et toi, tu fais quoi dans la vie ?”

J’ai répondu :

“Je fais de l’informatique, et je fais aussi de la vidéo sur internet, je bosse sur des émissions et des reportages sur le son. Et puis je fais de la musique aussi, et de la fiction audio.

Je te dis tout ça, c’est pas pour me vanter ou quoi, c’est juste que je préfère parler de ce que je fais dans la vie et que j’aime. Je crée des choses, je préfère parler de ça que de mon travail !”

Et ensuite on a eu une super discussion très intéressante, on a parlé de notre EP, de vidéo, de création de manière générale.

Légitimité ?

Une des peurs que beaucoup d’entre nous avons, je pense, c’est que la question suivante soit quelque chose du genre “T’as fait quelque chose de connu ?“, laquelle peut également sous-entendre “Tu gagnes de l’argent avec ça ?

N’ayez pas peur. Ne perdez pas occasion de parler de vos créations à quelqu’un parce que vous pensez ne pas être “légitime”. C’est pas votre métier ? Et alors ? Est-ce que ça veut dire que ce que vous faites n’a aucun intérêt ? Que vous n’avez aucune compétence ?

Ma façon de voir les choses, c’est d’en parler tout en restant humble, factuel, honnête. Attention ça ne veut pas dire se dévaloriser. Vous êtes amateur ? Dites-le, c’est pas la honte. Vous avez un boulot mais le week-end vous êtes photographe de mariage ? Dites-le.  Vous sortez des sagas mp3 ? Dites que vous réalisez des fictions audio, parce que c’est vrai. Si votre audience n’est pas nombreuse, que vous n’êtes pas payé pour vos créations, n’ayez pas honte de le dire. Ça n’est pas un gage de qualité.

Imaginez, avec Les Sondiers, on va jusqu’à Francfort, on passe 3 jours avec caméra, micros, et on fait des interviews, des reportages sur un gros événement sur le son et la musique en Europe. On a pas de carte de presse, on est pas une entreprise, ni une association, ni rien. On y va et on le fait. On a une accréditation presse pour accéder à l’événement, comme les professionnels, parce que les organisateurs permettent d’en faire la demande. Nous sommes journalistes au même titre que les équipes pro qui sont présentes en même temps que nous. Pour autant, on est conscient que ça n’est pas notre métier, qu’on a pas fait de formation pour, qu’on a pas la même audience.

Elle est où la limite ? Quand est-ce qu’on a le droit de se sentir légitime ? On se pose trop de questions, peut-être par peur d’être jugé.

Se rendre visible, parler de ce qu’on fait, ça n’est pas se vanter, à partir du moment où c’est fait avec honnêteté. Austin Kleon en parle dans son livre Show your work ! et je me suis surpris à le faire naturellement. Florence “La Mouette” a également écrit un article à ce sujet, et aborde en même temps la difficulté qu’ont les personnes un peu “touche à tout” à se définir.

Essayez : la prochaine fois qu’on vous demande, parlez de ce que vous créez dans la vie.

 

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