Montage et construction de bruitages en fiction audio

Depuis la semaine dernière, j’ai avancé sur le montage du prochain épisode des Echappés de Berçuel. Pas autant que je le voulais hélas, mais j’ai presque terminé la partie bruitages. A vrai dire, le placement et le choix de ces bruitages est terminé, et en général à ce moment là je commence la mise en scène proprement dite : placement dans l’espace, gestion du volume, des effets (reverb, échos, etc.), cohérence entre les différents éléments. Et si au passage je remarque qu’il manque un hululement de hibou, eh ben je le rajoute. Pour moi c’est vraiment à ce moment que l’épisode prend vie.

Construire des bruitages en fiction audio

Quelques notes par rapport à la construction de bruitages : parfois je ne trouve pas ce que je veux sur internet, je trouve que les sons ne permettent pas assez de se faire une image. Ou alors ce que j’essaie de représenter n’existe pas du tout dans le monde réel.

Du coup je prends plusieurs autres bruitages de trucs qui sont plus ou moins représentatifs de ce que je veux évoquer comme image et j’essaie d’en construire un moi-même. Parfois, je m’inspire de ce que j’ai entendu dans un film.

Par exemple pour des bruits de déplacement d’un personnage géant, j’essaie d’utiliser des sons d’abattage d’arbre et leur chute, je les retravaille, j’inverse leur sens (pourquoi pas ?), j’ajoute des bruits de choc de différents objets, de craquement. Je mets en valeur les sons graves pour que ça soit impressionnant et pourquoi ne pas ajouter un peu de delay (un effet qui permet d’ajouter des réflexions à un son) ? Vos oreilles sont les seuls juges.

Un autre bruitage qui m’a donné du fil à retordre c’est un jet de sable. Quand on lance du sable sur quelqu’un ça fait juste un bruit sec et sourd. Pourtant on s’imagine qu’on doit entendre les grains de sable se séparer, ou quelque chose dans le genre. On est uniquement à l’audio, on n’a pas l’image pour nous aider, il faut que le son soit suffisamment évocateur pour qu’on puisse se construire une image dans notre tête sans trop d’explications. Dans ce cas j’ai essayé d’utiliser des bruitages de mouvement de graviers, de petites pierres, pour le côté granuleux, associé au choc du jet d’une poignée de sable.

La phase de choix et de placement des bruitages est vraiment celle qui me plaît le moins dans la réalisation de fictions audio. Pourtant elle est super importante, parce que c’est elle (entre autre) qui donne des indications à l’auditeur sur ce qui se passe pendant la scène sans qu’il y ait besoin de tout décrire avec du texte. C’est plus agréable d’entendre des pages qui se tournent plutôt qu’un personnage qui dit à un autre “mais dis-donc Michel, pourquoi tu feuillettes ce livre ?“, non ?

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